Soyez heureux frit-confits de tout poil et de tous horizons, le Oai Star est de retour…

Créé en 2001 par Gari Grèu et Lux B, la branche agitée du Massilia Sound System va rapidement devenir un des groupes phares de la scène rock déjantée du sud de la France, en mixant punk-rock, Mc style et oai garanti.
« Mets les watts », « Comme un fumigène », « The ballad of Lux & Gari », « And I smoke »… deviennent de véritables hymnes chez les « Chourmos » du monde entier.
Après 3 albums (Volume 2, Oaistar et Va à Lourdes) et autant de tournées aux 4 coins du pays, en Europe et jusque sous les tropiques,  le combo Marseillais va connaître un terrible coup d’arrêt en juillet 2008 lors du décès de Lux B.
Gari Grèu va songer à arrêter le groupe mais sa rencontre avec Dubmood (artiste suédois de chip music) va être fondatrice et re-donner un futur au Oai Star.
Véritable machine à péter les plombs, le punk rock initial et la production électronique à base de sons 8 bits de Dubmood vont faire des étincelles.

manifesta« Manifesta », 4e album du groupe sort à l’automne 2009. Le titre « Chérie », co-écrit avec Claude Sicre, va connaître un joli succès radiophonique.
La tournée qui s’ensuit va durer un an, les concerts « enflammés » du Oai Star devenant des moments de lâcher-prise intenses où le spectacle
est autant sur scène que dans le public. Il n’est pas rare d’y voir de véritables « tifos » digne du Virage Depé.

2012 est l’année des albums solo. Ambiance Caraïbe de la Belle de Mai avec « Camarade Lézard » pour Gari Grèu, ambiance « C’était mieux en RDA » avec « Machine » pour Dubmood.

 

En janvier 2013 ils décident de se remettre au travail ensemble et composent une quinzaine de chansons plus ou moins abouties. La décision d’abandonner le format chanson va s’imposer d’elle même : Gari Grèu chantera désormais « Chérie », « Feignant » etc.… dans ses concerts solo.
Le prochain album sera punk, direct, comme si les Bad Brains avaient décidé de venir vivre à Endoume.
C’est d’ailleurs à Endoume que Gari va re-croiser son vieil ami Serge Scotto ainsi que son chien saucisse. Ancien chanteur punk des mythiques Steaks, il est devenu auteur de polars. Un texte naît de cet apéro impromptu, « Viva », une des premières chansons de ce qui va devenir « Oai and I », le nouvel album du Oai Star.
Gari fait aussi appel à Tartar(e), incandescent griot, star du Théâtre de rue, avec qui il collabore déjà sur le spectacle « Yes Papa », pour co-écrire « Oui-Non », « J’veux pas aller » et « Oai and I ».

Un Oai Star new look : exit Albator (parti drummer chez Moussu T) et DJ Kayalik (trop occupé par Massilia), la nouvelle formation est composée de Buzz (à la guitare depuis 2006) et accueille 2 nouvelles recrues: Mo Lo Cicéro à la guitare et Métronomax à la batterie.
Dubmood mixe désormais le son en façade lors des concerts.

Co-produit par les 2 labels indépendants marseillais, It’s OK! et Data Airlines, l’album est enregistré en une semaine en janvier 2014 dans les conditions du live et mixé dans la foulée par Dubmood et Simon Chevillot.
Il en ressort 12 titres comme autant de pierres destinées à une fronde libertaire, internationaliste, humaniste.
12 brûlots punk où les guitares répondent aux Game boy, où la basse s’est fait mettre à l’amende par l’Atari, où le pogo se danse.
12 invitations à lâcher-prise, à être acteur : « Mets toi le feu, tu es vivant… » (MTLF),
« Oai and I », ce petit « I » physique et ce grand « Oai » spirituel qui est en chacun de nous et qui nous relie, un Oai unificateur qui symbolise l’unité, la liberté, LA VIE.


Aujourd’hui, Bio de Oai Star
Par Gilles Rof

Oaï Star « Foule color » : « Microphone et fraternité »
Liberté, égalité, fraternité. La France est dans un état de nerfs si avancé qu’il faut qu’un duo de trublions lui rappelle l’essentiel. «Foule Color», sixième album du Oaï Star, porte son nom comme un étendard. Un hymne à «la France qui se mélange», un hymne à un pays en mouvement. Un chant combatif et pacifique – apaisant paradoxe – pour réveiller une société meurtrie, prête à écouter n’importe quel bateleur politique en oubliant même ses fondements.
Ecrit entre l’automne 2015 et l’été 2016, « Foule Color » a pris, comme tous les Français, les attentats de plein fouet. Mais, au lieu de traduire leur émotion en «plus de sécurité», Gari Greu et Dadoo Daniel prônent le «plus d’amour», le «plus de solidarité». Le Marseillais, au nom profondément révolutionnaire – Laurent Garibaldi-, le Toulousain, qui brassait déjà les thèmes d’identité française avec son groupe KDD, parlent le même langage : «faire danser, donner du plaisir, rassembler par la musique».
Du Oaï Star originel, il reste Gari, Kayalik, le DJ « three fingers », et l’esprit. Créé en 2000 par Lux Botté et Gari, manieurs de micros du Massilia sound system, le groupe s’est toujours moqué des codes. Oaï, en marseillais, c’est le bordel, l’incontrôlé. Une attitude punk, méridionale… Et fière de l’être.
« Le Oaï star, c’est le triangle des Bermudes, définit Gari. Musicalement, tout peut arriver ». Tout mais pas n’importe quoi. Lux est décédé en 2008, laissant un vide immense et le souvenir d’énormes parties de rigolade, mais le fil directeur reste le même. «Faire bouléguer les gens», traduit Gari. Soit danser, s’amuser, fusionner en accueillant tout ce que la musique peut avoir de festif… Rock foutraque, ragga dancehall, électro hip hop : rien n’est interdit.  Oai Star
Après une collaboration longue et fructueuse avec Dubmood, Suédois dompteur de sons numériques, le Oaï Star retrouve l’équilibre initial en intégrant Dadoo Daniel, l’ex-leader du groupe rap toulousain KDD. «L’idée originelle du groupe, c’est deux MC qui viennent du punk et s’emparent du hip hop, explique Gari. Avec Dadoo, on retrouve cette couleur, cette complicité au micro». Les deux artistes se connaissent depuis la fin du siècle dernier et l’effervescence ragga-rap du sud de la France. En 2014, ils se retrouvent pour le spectacle « Yes Papa ! » de l’agence Tartare, happening politico-musical chaleureux. Depuis, ils ne se quittent plus.
Dadoo, né à Marseille il y a quatre décennies, marque les quatorze titres de « Foule Color » de sa voix et de son empreinte musicale. Sur les bases de Kayalik, il participe pleinement aux compositions : « Je joue de la guitare comme un rapper prendrait une platine, confirme-t-il. Je crée des samples, je pose des extraits ». «Ding Dang Dong» reprend le carnaval caraïbes, qui animait le «Gare au Jaguarr» de Joey Starr, coproduit par Dadoo. «Commence à tourner», qui ouvre l’album, constitue un «Je danse le Mia» made in Toulouse où les deux quadras revisitent la dérive de boîte de nuit. «Lucie et Michèle», lui, est un titre ovni, une ballade douce qui évoque les doutes d’une teenager face à ses choix sexuels. Plus que du punk, du hip hop ou du ragga, Dadoo Daniel voit «Foule Color» comme «de la chanson française, avec ce qu’elle a digéré les 20 dernières années».
Dans ce nouvel album, Oaï Star défend nos derniers espaces de liberté. Derrière sa ritournelle techno, «Supporters» dénonce la chasse à la culture Ultra, bannie «à Paris, Sainté, Marseille» par des gouvernants qui ne comprennent rien au stade, «endroit laïc, qui rassemble les gens et défend les valeurs». «La Pêche aux cabossés», ragga chaloupé au refrain entêtant susurré par la voix rocailleuse de Gari, résume tout : «On part à la pêche aux cabossés. Remonter tous les effacés. Microphone et fraternité ». Un credo simple pour de l’humanité en marche.